On tourne ! Le festival de Cannes d'hier et d'aujourd'hui

Sélection par Les bibliothécaires -BnF

Bien qu’imaginé quelques années auparavant, le Festival de Cannes ne s’est tenu pour la première fois qu’en 1946. En  2026 nous aurions dû fêter les 80 ans de la manifestation, mais ce ne sera que la 79e édition, car l’édition de 2020 a dû être annulée à cause du Covid. Du 12 au 23 mai 2026, acteurs, réalisateurs, producteurs… du monde entier monteront les mythiques marches du Palais des festivals pour visionner les films sélectionnés et pourquoi pas recevoir une récompense. C’est en 1938, suite à la distinction très controversée d’un documentaire de propagande nazie et d’un film italien, dont le scénario est supervisé par le fils de Mussolini, à la Mostra de Venise, seul festival de cinéma existant à cette époque-là, que le diplomate Philippe Erlanger décide de créer, en France, un festival indépendant, loin des pressions politiques. Le 31 mai 1939, une convention est signée entre le gouvernement et la ville de Cannes : le Festival international  du film est né. Le 1er septembre1939, la première édition doit avoir lieu, mais la guerre éclate et le projet est repoussé. Il faudra attendre le 20 septembre 1946 pour que l’événement puisse enfin se dérouler. Ce n’est que le début de l’histoire du festival qui prendra au fil du temps de plus en plus d’ampleur et deviendra un lieu incontournable du 7e art. À travers cette sélection, retrouvez quelques uns des lauréats du festival qui se sont vu récompenser d’un précieux trophée : Palme d’or,  Palme d’honneur, Prix d’interprétation, Prix de la mis en scène…

Sélection Musique, arts de la scène, cinéma

Nos derniers coups de coeur

Les archives Pedro Almodóvar

Les archives Pedro Almodóvar

Une exploration en profondeur des oeuvres complètes d'Almodovar. Les images proviennent des archives personnelles du réalisateur. Il a rédigé les légendes des clichés et demandé à des auteurs espagnols d'écrire des introductions présentant ses différents films.

A quand la palme d'or ?

Ce beau livre revient sur la carrière du cinéaste espagnol à travers sa filmographie. De 1980 à 2016, ce sont 20 films, dont beaucoup sont devenus cultes, qui sont présentés ici : affiches, synopsis, équipes du film, photos issus des archives d'Almodovar, interviews et analyses par des critiques espagnols reconnus, constituent la structure de l'ouvrage. On s'arrêtera plus particulièrement sur deux chefs d'œuvre qui ont enflammé Cannes : Tout sur ma mère pour lequel le réalisateur obtint en 1999 le Prix de la mise en scène et le Prix du jury œcuménique, et Volver en 2006 récompensé par le Prix du scénario et ses actrices par le Prix d'interprétation féminine.

Les bibliothécaires -BnF

François Truffaut

L'homme qui aimait les films. Paris, 31 janvier 1981, 6e cérémonie des César. François Truffaut rafle la quasi-totalité des trophées de la soirée pour son chef-d'œuvre Le Dernier métro. Comme un symbole, le film qui se déroule pendant l'Occupation renvoie à cette période tourmentée pendant laquelle le jeune Truffaut s'est justement pris de passion pour le cinéma, passion qui le fera progressivement entrer dans ce monde... Protégé d'Henri Langlois puis secrétaire particulier d'André Bazin, il entre en effet dès le début des années 1950 comme critique aux Cahiers du cinéma où ses textes pamphlétaires font grand bruit. C'est ici, aux côtés de Claude Chabrol, Jacques Rivette, Jacques Demy, Éric Rohmer et Jean-Luc Godard, qu'il lancera la Nouvelle Vague, ce genre cinématographique français par excellence qui continue de faire rêver les cinéastes du monde entier. Après Lino Ventura, Sergio Leone et Alfred Hitchcock, la collection « 9 ½ » se consacre un autre monstre du cinéma français et international, l'un des seuls à avoir à ce point concilié succès critique et public durant toute sa carrière. L'histoire d'un homme qui aimait le cinéma... et les femmes.

 

La Nouvelle vague récompensée

L'histoire commence en 1981, à la cérémonie des César, quand le film de François Truffaut Le Dernier métro reçoit 10 récompenses. Le metteur en scène explique que ce film est nourri de ses souvenirs d'enfance et nous voici plongé en 1941 dans la jeunesse du réalisateur. Les principaux épisodes de sa vie sont abordés dont sa reconnaissance à Cannes lorsqu'il reçut le prix de la mise en scène en 1959 pour Les 400 coups. Cette bande dessinée très documentée (le scénariste a échangé de nombreuses fois  avec François Truffaut) nous plonge dans la vie du cinéaste, sa passion du cinéma, sa soif de lecture, ses rencontres et amitiés avec les réalisateurs de sa génération... Voici donc la destinée extraordinaire d'un homme qui se confond avec l'aventure palpitante de la Nouvelle Vague.

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Agnès

Une femme visionnaire à la poésie touchante qui racontait, par ses films sensibles, les histoires fascinantes des gens ordinaires. De son enfance sur un bateau à Sète, à sa vie d’artiste, plongez dans l’imagination d’une petite fille curieuse devenue « la plus petite des grandes dames du cinéma ».

Toute une carrière à l'honneur

Ce petit album est une biographie d'Agnès Varda, racontée à portée d'enfant où sont évoquées ses passions pour la photographie et le cinéma. Bien que sans formation, elle réalisera des films touchants où "les petites gens", sans-abris, éboueurs, pêcheurs...seront mis à l'honneur. Sa rencontre avec Jacques Demy sera un tournant dans sa vie ; entre amour et création, leur relation les mènera vers un nouveau cinéma, "la Nouvelle Vague", dont elle fut une des inspiratrices. Multi récompensée, cette pionnière du cinéma féminin reçoit la Palme d'honneur à Cannes en 2015. Des illustrations joyeuses et colorée, à l'image de la réalisatrice, ponctuent le texte, de lecture facile.

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Dictionnaire amoureux du Festival de Cannes

Dans les coulisses du Festival de Cannes, guidé par celui qui l'a longtemps présidé et qui en connaît les secrets mieux que personne. " Il y a les films, les événements, les palmarès. Il y a l'air du temps. Les stars que j'ai aimées et dont je tire le portrait – personnel, artistique, réel, rêvé. Il y a les metteurs en scène venus de partout, et qui me sont proches. Les pays, les écoles, les genres. La presse. Les photos. Les jurys, les discussions, les rires. Les pleurs aussi. Il y a la Palme d'or. Il y a les fêtes, les surprises, les polémiques, les excentricités. Il y a les festivaliers, tout ce monde mystérieux du cinéma que le public envie et auquel chacun voudrait appartenir. Ce dictionnaire amoureux conte le roman vrai du plus grand festival de cinéma au monde, et en révèle quelques secrets. J'aimerais que le lecteur se coule dans l'esprit d'un sélectionneur, d'un juré, d'un critique, d'un cinéaste, et suive en coulisses le spectacle inouï de ces années éblouissantes. "

850 pages de souvenirs

Gilles Jacob, critique et réalisateur de cinéma, est élu délégué général du festival de Cannes de 1978 à 2001 ; il est ensuite nommé président, fonction qu'il occupera pendant treize ans. Durant presque 40 ans, il visionnera un nombre considérable de films (il aura entre autre charge, de sélectionner les films qui seront projetés durant le Festival) et côtoiera tous ceux qui font l'événement. Dans ce dictionnaire, à l'instar des autres titres de la collection, les définitions qui nous sont données, pleines d'anecdotes, reflètent les impressions et le ressenti de l'auteur. Ne reste plus au lecteur qu'à choisir ses entrées, et à papillonner au gré de ses envies : portraits de stars, critiques de films, coulisses du Festival...

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Un tournage d'enfer

Un tournage en enfer : au coeur d'"Apocalypse now"

Philippines, mars 1976, début d'un tournage qui marquera l'histoire d'Hollywood : typhons, renvoi du premier rôle, climat détestable, maladie tropicale et drogue à gogo, caprices de stars et infarctus de l'acteur principal, dépression et paranoïa du réalisateur, budget incontrôlable et équipe en roue libre... Un enfer à l'origine d'un film culte ! Un tournage de plus de 18 mois. Un budget pharaonique qui met en faillite la Major qui produit le film. Plus de 300 km de pellicules tournées. 12 mois de montage. Une Palme d'or à Cannes en 1979.

Une palme d'or durement acquise

Alors que la guerre du Vietnam n'est finie que depuis à peine un an, Francis Ford Coppola décide de faire un film sur le sujet. Hollywood est frileux : le traumatisme n'est pas encore surmonté. Mais le réalisateur tient bon et embarque toute son équipe aux Philippines pour un tournage qu'il sait long, mais ignore qu'il sera infernal. Raconté par Sarah une jeune diplômée en cinéma, assistante sur le tournage d'Apocalypse now, le récit nous entraîne dans toutes les péripéties qui ont jalonné cette aventure hors norme : un budget colossal, des acteurs malades, un climat insoutenable, un réalisateur au bord de la crise de nerf... Florent Silloray reprend la chronologie du tournage en s'appuyant sur le carnet de bord qu'Eleanor Coppola rédigea pendant le tournage, où elle raconte nombre d'anecdotes. Une bande dessinée passionnante qui nous entraîne dans les coulisses d'un chef d'oeuvre du cinéma.

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