Brancusi (1876-1957), vers une quête sans fin de la beauté
Sélection par Les bibliothécaires-BnF
Fils de paysan roumain, arrivé à Paris en 1904, Constantin Brancusi a révolutionné l’art de la sculpture moderne. Après un passage éphémère dans l’atelier de Rodin, sculpteur emblématique de l’époque, il a suivi sa propre voie pour devenir à son tour une figure majeure de la sculpture contemporaine. Par sa sculpture aux formes épurées, aux contours arrondis où domine le motif de l’ovale, l’artiste cherche avant tout à atteindre une dimension universelle et intemporelle .
Proche de l’Avant-Garde parisienne, il n’appartient cependant à aucun mouvement. Deux styles différents se côtoient dans son œuvre : d’un côté un art dépouillé et raffiné à l’extrême ; de l’autre, des œuvres rudes marquées par le primitivisme et l’art africain, qui rappellent également la stylisation cubiste. L’artiste qui pratique la taille directe et la production en série s’est illustré dans les matériaux les plus divers (bois, pierre, métal, marbre)
Cette œuvre déconcertante et novatrice ne passa pas inaperçue dans les journaux de l’époque comme en témoignent les articles d’Albert Dreyfuss en 1927, de son compatriote Lucien Badesco en 1942 ou de l’historien d’art Waldemar George en 1951. Brancusi connut, également quelques démêlés avec la justice américaine , l’administration américaine refusant de reconnaitre la valeur artistique de son œuvre l’Oiseau.
Bien que tardivement reconnu dans son pays natal, il restera cependant toujours très attaché à ses racines roumaines : la journée du 19 février lui est désormais consacrée .
Naturalisé français en 1952, il lègue son atelier et son contenu à l’État français ; confié au Musée national d’art moderne (MNAM), cet atelier a été reconstitué depuis peu.
Brancusi est enterré au cimetière du Montparnasse non loin d’une de ses sculptures les plus célèbres le Baiser , dont un exemplaire figure sur la tombe de Tania Rachevskaïa ; cette œuvre fut récemment encore l› objet de vives polémiques.
Nos derniers coups de coeur
Art
Brancusi, film, photographie : images sans fin
Centre national d'art et de culture Georges Pompidou (Paris)
Une présentation de 170 photographies et bandes-film qui permettent de découvrir la vie de l'atelier, les modèles et amis de Brancusi, ainsi que son travail de retouches sur les mêmes prises de vue.
Brancusi et la photographie
Ce catalogue permet de découvrir l'importance que Brancusi accordait aux nouvelles techniques de son époque pour mettre en valeur ses sculptures et son environnement de travail, comme en témoignent les nombreux clichés photographiques et les films de ses oeuvres qu'il a réalisés.
Si dès 1880, Rodin, faisait venir des photographes professionnels pour garder un souvenir de ses réalisations, son seul but était de pouvoir travailler sur les clichés eux-mêmes.
Brancusi, en revanche, a entrepris de photographier lui-même sa propre production et se sert de la photographie pour faire vivre et découvrir ses oeuvres autrement ; « Photographier était pour lui une façon de parler de ses sculptures » (H. P. Roché, « souvenir sur Brancusi, l’œil n°29, mai 1957)
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Art
Brancusi : la sublimation de la forme
Bozar-Palais des beaux-arts (Bruxelles)
A l'occasion du festival Europalia Romania, l'oeuvre de Constantin Brancusi est présentée dans le cadre d'une exposition que retrace ce catalogue. Une sélection des oeuvres du sculpteur avec un focus particulier sur sa pratique de la photographie y figurent.
Brancusi ou la sublimation de la forme
Ce catalogue d'exposition de Doïna Lemny, spécialiste de la sculpture du début du 20e siècle et de Constantin Brancusi , au titre si bien choisi, permet de redécouvrir au travers de nombreuses photographies de l'époque, l'artiste lui même dans son intimité, avec ses amis ou au travail dans son atelier ainsi que ses oeuvres les plus emblématiques qu'il aimait tant photographier lui même (Le Sommeil, Le Baiser, La Muse endormie, Le Commencement du monde, Maïastra, L'Oiseau d'or, Le Poisson, la Colonne sans fin ). L'ouvrage s'achève sur la postérité de cette oeuvre et sur un parcours biographique très complet.
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Jeunesse
"Le coq", Constantin Brancusi
Curtil, Sophie (1949-....)
Sculpteur d'origine roumaine, Brancusi crée un nouveau rapport entre l'oeuvre et son socle.
S. Curtil aide les enfants à comprendre et à apprécier l'amplitude des travaux de l'artiste, à travers les différents coqs qu'il a réalisés à partir de 1922.
Découvrir l'oeuvre de Brancusi en s'amusant
Matière, forme, couleur peu à peu la sculpture apparaît sous nos yeux. On peut la voir, la toucher, s'en imprégner. Le livre s'envole suivant l'élan de ce coq tourné vers le ciel. En fin d'ouvrage des photographies de l'atelier du sculpteur nous font pénétrer dans son univers. Une entrée en matière et en forme réussie. (publié dans Escales en littérature de jeunesse)
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Art
Brancusi : l'art ne fait que commencer
Musée national d'art moderne-Centre de création industrielle (Paris)
Une rétrospective de l'oeuvre de ce sculpteur roumain naturalisé français, montrant la diversité des créations de l'artiste à travers près de 200 sculptures, dessins, films ou encore archives.
Brancusi, un artiste inclassable
Ce catalogue d'exposition d'Ariane Coulondre , conservatrice au MNAM, sous-titré l'art ne fait que commencer selon une déclaration de Brancusi datée de 1927, est avec ces 110 entrées un véritable dictionnaire qui dresse un panorama complet de la vie et de l'influence l'artiste jusqu'à nos jours.
Cet ouvrage qui aborde tous les domaines chers à l'artiste (Sculpture, photographie, film, dessin, mobilier) est conçu d'une façon originale : chaque lettre de l'alphabet , fait l'objet d'articles rédigés par des spécialistes qui permettent de découvrir tous les aspects de l'art de Brancusi, ses influences, ses techniques, ses oeuvres ainsi que les témoignages de ses contemporains.
Les bibliothécaires-BnF
Jeunesse
Dada : Brancusi n°280, mars 2024
A la découverte de Brancusi
Dada, revue d’art accessible à tous, consacre ici tout un dossier à Brancusi, « père de la sculpture moderne » ; ce petit ouvrage superbement illustré qui aborde les aspects les plus marquants de la vie et de l’œuvre de l’artiste offre un condensé riche et passionnant de l’univers du sculpteur, retraçant son combat avec la matière (bois, métal, pierre, marbre) et sa recherche de la perfection. Ses portraits, en particulier Mademoiselle Pogany ou la Muse endormie, caractérisés par l’abandon du modèle, l’effacement de la physionomie au profit de la forme simple et lisse portent la trace de sa quête vers une beauté intemporelle.
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